Bureau3

 

L'automne est une merveilleuse saison pour faire de grandes ballades revigorantes et découvrir moult nourritures sauvages. L'automne est la saison où l'odeur des sous bois se fait omniprésente, grâce à l'humidité ambiante, cette humidité permanente, et la chaleur de cet été fut propice à l'apparition précoce de cèpes et des petits rosées des près.

Il y a aussi les baies sauvages comme l'aubépine par exemple, et des fruits pour qui a la chance d'avoir un petit coin de nature, des fruits sauvages, qui ont échappé quasi miraculeusement à la frénésie arracheuse des années 80-90, et semble s'être un peu calmée, mieux on replante des arbres sauvages (sic)! (On trouve aussi des fruits en ville mures des muriers à soie, baie d'argent du Japon, arbouses, fruits du Mahonia, amélanches, olives de Sibérie mais j'y reviendrai).

 

 

191020131002

 

Lors de mes ballades, j'ai tendance à regarder partout, enfin surtout les arbres, arbustes et le sol, parfois le ciel aussi, j'ai vu plein de chouettes cette année, c'est mignon. Bref je suis tombée sur cet arbre, en vrai de vrai j'ai commencé par mettre le pied dedans, j'ai failli glisser sur un fruit...

Et j'ai vu l'arbre! Dingue des poires, mais de drôle de poires, qui ne se gardent pas du tout, qui sont très granuleuses, ce qui m'a fait tout de suite pensé à une espèce ancienne vu qu'on a tout fait par croisement pour que les poires ne soient plus granuleuses.

 

211020131019

 

Alors j'ai commencé mes recherches, sur le net et dans mes ouvrages; ma première idée fut des poires de fer, oui des poires de fer, c'est à dire des poires dures, juste bonnes à cuire, à faire au sirop ou au vin, ou bien les fameuses poires tapées , et, cela n'allait pas car je suis tombée sur des fruits moins fermes et 'mangeables', on sent bien les grains, c'est sucré, pas super bon mais ça se mange. Donc exit les poires de fer (que j'ai ramassé une fois mais je ne savais qu'en faire, il faudra que je retourne dans le coin plus tôt dans l'année car les poires de fer sont plus précoces).

Il s'agit en fait des poires de curé, poire de curé est un nom générique, il y en a une multitude, autant que de localités quasiment. Il faut dire que les jardins des presbytères sont bien fournis en fruitiers anciens, ils sont d'ailleurs intéressant à étudier pour savoir ce qui pousse bien dans telle ou telle région, je vais régulièrement voir le jardin près de l'église car il est toujours entretenu, mais j'ignore par qui car il n'y a plus de presbytère... Plus de curé non plus...

 

221020131044

 

 

Donc revenons à nos poires, elles ne sont pas excellentes à manger au couteau, alors on va les faire cuire, vu que c'est ainsi qu'elles révèlent leur gout. Et je confirme elles sont excellentes cuites, très très bonnes, fondantes et sucrées.

La première recette que j'ai choisi c'est le plus simple à faire avec des fruits pour en révéler leur saveur : un crumble. J'ai repris la base du crumble du chat qui tousse. 

 

221020131037

 

Crumble aux poires sauvages.

 

- des poires sauvages (pleins).

- 80 g de sucre.

- 120 g de farine ( semi complète), pour faire automnale on peut aussi couper à la farine de châtaigne.

- 100g de beurre ( aux grains de sel pour moi).

- une pincée d'épice à pain d'épice (ou deux).

 

221020131045

 

Couper le beurre pour qu'il devienne mou plus rapide, le mettre dans un saladier avec le sucre et la farine, mélanger en émiettant, au final on arrive à une texture granuleuse. Éplucher les poires et les coupées dans un plat de façon irrégulière, ajouter dessus la pâte faite avec le beurre et la farine et le sucre en l'émiettant. Mettre à four chaud 30-40 mn, en fait je vous conseille de surveiller la cuisson, la pâte doit être dorée et les poires fondantes et juteuses.

 

 

 

 

 

221020131036

 

 

 

 

 

221020131061